Affichage des articles dont le libellé est art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est art. Afficher tous les articles

samedi 12 septembre 2009

Hommage au cercle


Le collectif australien Coop rend ici hommage au cercle, dans une brochure complètement dédiée à l'exploration graphique de la forme géographique la plus pure qu'il soit. Cet exercice de style, dont la contrainte principale est soumise à la forme et non au contenu (fait plutôt rare), ne s'adressant à aucun client, ne répondant à aucune commande sinon celle soumise à une recherche absolue d'esthétique, s'inscrit dans une démarche floue, quasi-artistique. Parce qu'en bout de ligne, bien que les contraintes fassent partie intégrante des communications graphiques, qu'en est-il lorsque nous devenons libres de choisir ses propres contraintes? De l'obstination, de l'obsession, ou un paradoxe insensé? Ou pourquoi pas une simple façon de faire du graphisme libre?

Graphisme et liberté, un autre paradoxe...





lundi 7 septembre 2009

Le faux dans l'art


Voici quelques exécutions à mon avis un brin sarcastiques mais tout de même réussies et franchement intéressantes pour le questionnement qu'elles soulèvent : qu'est-ce que l'art et où se dresse la frontière entre le n'importe quoi et l'intention ; ou ne serait-ce l'intention de faire n'importe quoi? Faire des tableaux à partir de photocopies de rien m'apparaît une réponse pleine d'audace, d'humour et de contradiction aux interrogations d'ordre sémantique qui découlent de l'Art dans sa plus pure expression. Ainsi, les concepts d'unicité, d'authenticité, d'esthétisme, voire de talent sont ici totalement bafoués. Le résultat m'apparaît conséquemment porteur de sens, ce que je qualifie, paradoxalement, de grand Art. Encore une fois, du duo S-W.



samedi 29 août 2009

Sisyphus Office

Organisée par John Herschend, artiste, commissaire et co-fondateur de The Thing Quarterly, cette exposition questionne les relations entre l'art et le quotidien, plus précisément celui du travailleur de bureau. Herschend veut drôlement suggérer que l'art est une «distraction» nécessaire dans le quotidien des travailleurs. S'appropriant les mécanismes propres à l'environnement du travailleur de bureau, tout en déjouant les codes de la représentation, l'exposition dresse un portrait truqué d'une réalité banale limitée à des contraintes souvent superflues. Et voilà justement le propos de l'intervention. En mettant sous projecteurs, à la manière de notes intimistes, gribouillis malhabiles, des récits qui se moquent franchement des périphériques environnantes du travailleur de bureau, l'artiste se paie joliment la tête des protocoles et conventions qui dirigent nos vies.















mercredi 19 août 2009

TAUBA AUERBACH


J'ai récemment découvert le travail fort intéressant de l'artiste Tauba Auerbach qui s'approprie les codes du langage graphique pour pratiquement en créer des œuvres d'art. Son travail est varié, mais quelques consistances demeurent, soit dans sa façon de multiplier les éléments, de déconstruire les organisations typographiques, de placer volontairement des vides, des espaces manquants, comme pour laisser place de à multiples interprétations. La répétition est la ligne conductrice, ultra présente dans ses tapisseries graphiques, mais aussi dans ses agencements typographiques, et jusqu'à un niveau plus cognitif dans le perpétuel manège où se relaie sens et non-sens. Il est juste de qualifier sa démarche comme conceptuelle et intellectuelle, mais tout autant sensible à la puissance des formes et l'énergie de la composition. Les tensions sont si présentes qu'on les entend, presque. On ressent enfin un acharnement à créer des organisations complexes, mais momentanément stabilisées, organisées. Comme si un équilibre fragile arrivait à suspendre temporairement les éléments d'un désordre imminent.















jeudi 13 août 2009

San Francisco Street Art


À San Francisco, dans le quartier The Mission, il est possible de voir des murales réalisées par des artistes et graffiteurs locaux. Rien à voir avec le genre dont on est habitué. (Désolé, j'en ai peu...)